HAXAN CLOAK : "Excavations".
La perle noire de l'année, entre Scorn et Imaginary Forces.
Sombres échos et manipulations miraculeuses.
MIKA VAINO : "Kilo"
dans la même lignée qu'Haxan Cloak. En plus mécanique. Un travail chirurgical sur la matière.
RED FANG : "Whales & Leeches".
Leur 3° album attendu. Du rock pour velus... Du lourd.
THEE OH SEES:
Une des perles, mais en pause pour quelques mois. en attendant l'album prévu en 2014...que l'on chroniquera si cela vaut le coup comme prévu!
TRUE WIDOWS : "Circumnambulation".
Shoegaze doom ? Joy Division vs 4AD ? Le pendant rock de Bohren & der Club of Gore.
TERMINAL SOUND SYSTEM : "A sun spinning backward".
De l'electro matinée de rock, de dub, d'ambiant, de jazz, de tout ce que vous voulez, et d'un
lyrisme certain. Encore une production du superbe label Denovali
NICK CAVE & THE BAD SEEDS : "Push the sky away"
ok, ok ok, c'est DU Nick Cave dont il s'agit... même si c'est un peu
mou du genou.
BERNARD PARMEGIANI : "De Natura Sonora".
une pièce majeure de ce trop méconnu musicien décédé cette année ...
SUUNS : "Images du futur".
un groove vénéneux en diable, une leçon de classe désabusée avec ce putain de son.
Effet de mode ou devellopement durable ?
WOODEN SHJIPS : "Back to land"
Peut-être que le dernier Moon Duo, le dernier White Hills,
le dernier Psychic Ills auront fait retomber le soufflé tant attendu.
Le born too late de l'année ? - petite déception...
MAIN (aka Robert Hampson) : "Ablation"
après tergiversations, on lui a préféré la musique de Chris Abrahams (cf. # juin et septembre), moins connue et évoluant dans des contrées parallèles certes moins accessibles...
HEY COLOSSUS : "Cuckoo live life like cuckoo"
Complètement passé à côté, honte sur nous ! Redécouvert par le biais du blog SWQW. Leur heavy psyché motorik rock bouffe tout cru White Hills, Endless Boogie et MMoB (ci-dessous) réunis...
MASTER MUSICIANS OF BUKKAKE (live in Paris 2013)
le meilleur concert de l'Un des Energumenes...
WEEKEND NACHOS "Still"
vous avez dit power violence ?
lundi 23 décembre 2013
lundi 9 décembre 2013
HIGH WOLF : "freedom or death"
Ce grand solitaire là aura sûrement pas mal voyagé entre les murs de sa chambre, en écoutant tout plein de disques, et on peut aussi gager qu’il aura pas mal voyagé de par le monde à la rencontre d’une tripotée de chamanes, pour nous faire tripper de la sorte à écouter ses disques entre les murs de notre chambre.
Ça fait un paquet de temps que ce sous ce projet discrètement perché sortaient pléthore de parutions, tous labels (NotNotFun, WingedSun entre autre...) et formats confondus (dont une mixtape sur secretthirteen.org) avec pour seul liant cette quête incessante de la transcendance gentiment bricolée. Sur ce dernier « Freedom or Death », une certaine radicalisation s’affirme (même si le tournant s’amorçait lentement au fil de ses précédents opus) : point d’extase sans une attaque polyrythmique implacable ; l’hypnose suivra, et les enveloppes échoïques cotonneuses resteront reléguées au second plan. Un parallèle évident à faire avec les pionniers de la cracked everyday music des helvètes de Voice Crack (période « Below Beyond Above », voire sur certains passages paroxistiques, « Asbestos Shake », leur collaboration avec Borbetomagus, monstres d'un snuff-jazz total, si si…) , même si High Wolf se garde bien de plonger à corps perdu dans les affres (de rigueur ?) de l’extrémisme sonore improvisé. Au contraire, ses manipulations denses, foisonnantes et parfois frontales se veulent à la fois ludiques et initiatiques explorant une myriade de jungles de synthèse sautillantes. A survoler le cul rivé sur un tapis volant mécanisé en phase de rodage ; ce qui est d’autant plus rare.
« the man who has the soul of the wolf knows the self restraint of the wolf » (Gary Snyder).
l'Un.
HIGH WOLF : "Freedom or death" (ShelterPressRecords. 2013)
Le site du Loup. Sinon on peut écouter, télécharger ou acheter sa copie physique (format K7) par là
Sa mixtape sur le site Secret Thirteen
Sa mixtape sur le site Secret Thirteen
lundi 25 novembre 2013
WHITE HILLS : "So you're... so you'll be"
Une bande de chevelus new-yorkais décapés à l'acide de décoffrage qui ont du faire un sacré grand écart pour aller de la sorte faire trempouiller leur arpions dans les eaux glacées du lac Michigan tant leur space-rock chargé d’électricité sèche est empreinte de solos stoogiens (première période) digressifs et transgressifs en diable.
Et je crois que tout est dit, si ce n'est pas un peu réducteur pour un groupe qui officie dans l'ombre des arrière salles de Brooklyn depuis pas mal de temps. Septième album, leur précédent « HP-1 » avait sérieusement alimenté la machine à moudre l'ergot de seigle, les rendant vaguement fréquentables. Certes pas du plus original, le space-rock est un sous-genre under-underground qui aura connu pas mal de déclinaisons depuis la pierre d’achoppement des mythiques Hawkwind. S’il y a une parenté certaine avec leurs contemporains (un peu timorés) de Psychic Ills ou les (barrés) Moon Duo (et donc les proprets Wooden Shjips qui viennent de sortir un truc sympa-chiant…) qui auraient mérité quelques lignes dans ces pages, c’est cette intransigeance un peu surannée dans leur posture outrancièrement rock qui aura retenu mon attention rongée à force de doses massives de caféine vineuse : déflagrations de fuzz sous white light/white heat, brother, l’hypnose lancinante d’un psychédélisme râpeux et saturé entre un drone nourri au bruit blanc discrètement intercalé. De sérieux appels du pied vers Sonic Youth voire Chrome/Helios Creed, histoire de communier sous papier buvard abrasif. L’énergie cinétique est brute et incalculable, les lunettes, noires aussi opaques que les œillères d'un pur-sang lancé droit dans le mur.
L'Un.
White Hills "So you're... so you'll be" (ThrillJockey. 2013)
mercredi 13 novembre 2013
Kirin J. CALLINAN : "Embracism"
Tom Waits stroboscopique ?
Juste Kirin J. Callinan, nouveau en ville qui semble avoir la compulsive habitude de se regarder le nombril quand il n’est pas occupé à organiser ce crucial concours de bite qui le départagera enfin… Du premier (Nick), il en garde l’accent (et la nationalité), du second (mon vieux Dave), cette classe protéiforme, les saillies fulgurantes et la gueule d'empeigne n'appartenant qu'au suscité bonhomme, le vieux Tom trop occupé à régurgiter son mauvais vin.
Toujours marrant de voir ce genre d’escogriffe sorti on ne sait trop d’où (si, un groupe : Mercy Arms. 1 album, 2 ep's), un album solo à peine au compteur, et l’envie d’en découdre avec l’arrogance de ceux qui prétendraient le contraire. Il essaierait bien de nous effrayer dans son affirmation chancelante et surannée d’une masculinité écorchée vive, qu’il nous fait plutôt gentiment sourire. Sans ironie. De l’inique incertitude d’être né mâle dès son plus jeune âge... C’est sur ce genre de vitupérations que se construit là un album baroque, vénéneux et hanté où les ambiances aux structures complexes se télescopent , de la ballade au mauvais goût de variété à une idée moderne et dark du glam rock (une touche de Depeche Mode, une once de Bauhaus). Production au scalpel tendue de bout en bout, arrangements anguleux enveloppés de ce son glacial parsemé de scories électrostatiques ; un bout de son âme forcément meurtrie qui se laisse saisir, perdu dans ces grands aplats de gris nuancé : la présence borderline de Kirin J Callinan exsude sur tous les morceaux, bestialité crue à fleur de peau cherchant la confrontation du mâle lambda en proie à ses doutes et angoisses récurrentes, chair étrange.
Chef d’œuvre orphelin auto-proclamé ?
Coup de glaive classieux dans l’eau fangeuse ?
Si ce putain de blog éditait un best-of de fin d’année à a la con, nul doute que l’animal y aurait la place qui lui revient de droit : celle du prédateur épileptique.
L'Un
Kirin J Callinan : "Embracism" ( TerribleRecords. 2013)
ses ep's précédents sur sa page Bandcamp
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